Insomnie et ruminations

Soucis à s'endormir

Insomnie et ruminations

Je partage ici un extrait d’article dans lequel le psychologue Jacques Van Rillaer parle des ruminations et des liens qu’elles entretiennent avec l’insomnie. L’article original se trouve dans “Les ruminations mentales : fonctions, dysfonctionnements, traitements, Jacques Van Rillaer – abrégé dans SPS n°318, octobre 2016.”

Une personne à des ruminations et de l'insomnie

“Le point de départ a été, dans les années 1970, le traitement de l’insomnie par des méthodes de relaxation musculaire. Borkovec a alors constaté que le principal facteur de l’insomnie n’est pas la suractivation physiologique, mais l’activité mentale appelée « worry ». L’efficacité démontrée de la relaxation, pratiquée méthodiquement pour faciliter l’endormissement, tient davantage à l’occupation de l’esprit par cette technique qu’à la réduction de l’activation physiologique. Bon nombre d’insomniaques sont des « chronic worriers ». Une de leurs principales inquiétudes est la peur de ne pas pouvoir s’endormir comme ils le veulent. La plupart des autres inquiétudes concernent l’estime de soi, l’évaluation sociale, la peur d’être désapprouvé ou rejeté.”

Nous avons évoqué l’effet des ruminations sur le délai d’endormissement. Ajoutons que les personnes qui ruminent ont tendance à aller dormir tard et dorment moins que celles qui ne ruminent pas[1].

[1] 17 Nota, J. & Coles, M. (2015) Duration and timing of sleep are associated with repetitive negative thinking. Cognitive Therapy and Research, 39 : 253-261.

 

 

Bonus, les 3 questions citées par Christophe André dans la vidéo :

Depuis que je réfléchis à ce problème :

1 – Ai je l’impression d’avoir avancé vers une solution ?

2 – Ai-je le sentiment d’y voir plus clair ?

3 – Est-ce que je me sens soulagé d’y avoir pensé ?

Si la réponse est non à ces trois questions, vous ne réfléchissez pas, vous ruminez !

Alors, arrêtez-vous, faites preuve de discernement. Généralement, les ruminations reposent sur un virtuel sans fin et sans réponse, celui de nos angoisses. Pourquoi est-ce que cela arrive ? Comment est-ce que cela va finir ? Pourquoi n’ai-je pas fait ceci ou cela ? Et caetera…

Un remède, débranchez votre tête, ancrez-vous sur vos sensations corporelles. Pour cela, faites-vous masser, faites l’amour, allez nager, méditez, allez marcher ou mieux encore faites de la marche consciente ou plus généralement toute activité physique qui vous permettra d’être concentré sur votre corps.

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