Expériences de Mort Imminente : témoignages

Dans cet article, vous trouverez 3 témoignages de personnes en ayant fait des Expériences de Mort Imminente dans des contextes très différents.

Psychologue clinicien depuis vingt ans, j’étudie les EMI et les phénomènes apparentés depuis de nombreuses années.

Vous trouverez, pour chaque témoignage que j’ai choisi de vous présenter les éléments saillants qui vous aideront à mieux comprendre ce phénomène, à mieux saisir ses invariants.

Définition de l’Expérience de Mort Imminente

Les EMI sont des expériences psychologiques subjectives, spirituelles, intemporelles et universelles. Elles sont composées de différentes étapes, variables d’une culture, d’une personne et d’une expérience à l’autre. 

Elles peuvent se manifester en beaucoup de circonstances, de la plus banale (état de conscience ordinaire) à la plus extraordinaire (mort clinique).

Fréquemment, ces EMI sont la conséquence de frayeur, d’état méditatif, de transe, mais surtout de détresse vitale (arrêt cardiaque, du tronc cérébral donc en situation de mort clinique). 

1) Témoignage d’une EMI suite à un empoisonnement alimentaire

Ce récit est celui d’Andréa Pfeifer qui fit une EMI suite à un empoisonnement alimentaire 

  • Ce témoignage met en lumière un aspect très courant du phénomène, celui de la nécessité et de la difficulté à revenir dans sa vie terrestre pendant et/ou après l’EMI. Ici, madame Pfeifer a pris brutalement conscience de son talent non exprimé, qu’il lui fallait revenir sur terre afin de le partager.
  • Le sentiment de communier avec le grand tout, la totalité de l’univers. Durant leur EMI, beaucoup de personnes ont également accès à la connaissance universelle. Ils savent tout sur tout. Certains disent « c’est Google sous stéroïdes ». Cet aspect n’est pas présent dans ce témoignage. 
  • Le retour dans le corps est souvent pénible. Les expérienceurs nous parlent d’un corps terriblement froid (la chute de la température corporelle consécutive à l’arrêt cardiaque ou à une baisse importante du métabolisme), d’un corps dans lequel les personnes se sentent à l’étroit, dans lequel ils ont mal (les blessures corporelles liées à ce qui a conduit à l’EMI et un éventuel arrêt cardiaque). 
  • Le « gros morceau » est de faire le deuil de cet état océanique, de ce nirvana qui est décrit comme un « retour à la maison » pour réintégrer un corps malade ou abimé. Certains mettront des années à faire le deuil de cet état, certains même n’y parviendront jamais. Une nostalgie de l’EMI sera toujours présente chez ceux-là qui attendent souvent, sagement la mort, afin de pouvoir « rentrer chez eux ». 
  • Un des enseignements de l’EMI d’Andréa Pfeifer est de l’inciter à sortir de ses limites, de sa zone de confort, de ses croyances limitantes en osant vivre pleinement. Une des conséquences possibles des EMI est la prise de conscience qu’il faut essayer de vivre sans s’économiser et en offrant au monde nos dons et nos talents. 
  • Ici, madame Pfeifer nous dit que cette expérience lui a permis de se libérer d’un manque de confiance en elle qui l’empêchait de publier sa musique. Son premier album est sorti six mois après son EMI. 

2) Témoignage d’une EMI lors d’une intervention chirurgicale

Ce récit est celui de Nicole Dron qui fit une EMI suite à une hémorragie lors d’une intervention chirurgicale. 

Nicole Dron a fait en 1968 une EMI dite complète ou transcendantale. D’autres EMI sont partielles, c’est-à-dire que la personne sort de son corps, observe l’environnement immédiat depuis l’extérieur de celui-ci, mais ne pénètre pas dans une dimension mystique, spirituelle comme Nicole a pu le faire après sa décorporation au bloc opératoire. 

Ces EMI sont les plus percutantes, car elles nous font reconsidérer radicalement notre passage sur terre, nos engagements, en un mot, le sens de la vie.  

Dans mon livre sur les EMI et les autres expériences aux frontières du vivant, j’ai décrit les différents types d’EMI (les trois types d’EMI négatives, les EMI d’enfants, les EMI de personnes aveugles de naissance, les EMI partagées…). Cliquez ici pour vous procurer votre exemplaire. 

Le très riche témoignage de Nicole Dron présente de nombreuses caractéristiques typiques des EMI complètes ;

  • Ce témoignage met en avant à quel point les personnes sont indifférentes à leur corps physique une fois qu’elles se sont décorporées, lorsque le processus de l’EMI se met en marche. 
  • La disparition des lois élémentaires de la physique classique est dans ce récit impressionnant ; voyage en conscience, matière physique comme les corps du mari, du beau-père ou les murs qui sont traversés « naturellement », sans aucune résistance, sans aucune surprise. 
  • Confirmation des témoins entre ce qu’a vécu Nicole pendant son EMI et la réalité terrestre (l’enfant qui pique du nez dans son assiette, le mari qui ne s’inquiète pas, les propos de son père à propos de son état de santé et du drap maculé de sang…). Ce type de témoignage permet d’exclure que les EMI soient des hallucinations, car ces dernières ne sont jamais conformes à la réalité.
  • La présence de la lumière et de l’être de lumière qui véhicule une sensation d’amour infinie, d’entités et de guides spirituels. 
  • L’observation de couleurs qui n’existent pas sur terre, d’un sentiment d’unité avec l’ensemble de la création.
  • La rencontre avec des proches décédés. 
  • Une communication par voie télépathique.
  • Une dilatation temporelle, voire une absence de temps avec une succession abondante d’évènements profonds et extrêmement précis vécus ici en quarante-cinq secondes seulement.
  • Une revue de vie dans laquelle la personne ressent ce que son comportement a déclenché chez les autres (hyper empathie). 
  • Une connaissance infinie sur tous les sujets (Google sous stéroïdes), des visions prophétiques (le chômage de masse, des catastrophes climatiques récurrentes, la nature qui se montre hostile…), le souvenir de vies passées, des visions du futur (le décès des beaux-parents et de la grand-mère).
  • L’information d’épreuves nécessaires à vivre sur terre, d’en faire l’expérience afin de faire « grandir son âme ».
  • La sensation et la conviction que la réalité vécut pendant l’EMI est plus réelle que la réalité terrestre. 
  • Le message donné qu’une partie de l’EMI doit être oubliée avant de revenir sur terre.
  • Un isolement après l’EMI qui est souvent très important et difficile à vivre. Nombreux sont ceux qui s’auto censurent afin de ne pas déranger leur entourage. À cause de la pression sociale, les personnes se taisent et ont le sentiment de se trahir, de se renier « j’aurais pu en mourir de ne pas en parler », nous dit Nicole. 
  • Le corps médical réagit souvent très mal aux récits d’EMI alors qu’il devrait valider inconditionnellement la réalité de l’expérience (sans en donner d’interprétation), qu’il devrait être le premier maillon afin d’aider la personne à intégrer son expérience. 
  • Toutes les enquêtes et recherches sur le sujet montrent qu’il faut parfois une dizaine d’années et parfois plus afin d’intégrer une EMI et que la réaction du corps médical (rejet, moquerie ou au contraire une écoute bienveillante) détermine en bonne partie l’accueil que la famille fera elle-même à l’EMI (modification importante de la personnalité de l’expérienceur parfois difficile à accepter par l’entourage).

3) Témoignage d’une EMI suite à un accident de la route

Ce récit est celui de Joachim Schoss qui fit une EMI suite à un accident de la circulation. 

Ce témoignage est intéressant à plus d’un titre. Déjà par l’identité de l’expérienceur qui est le fondateur du groupe allemand Scout24, une entreprise florissante de plus de 800 employés.

La notoriété de Mr Schoss aurait pu avoir pour conséquence qu’il préfère ne pas révéler son expérience, car les EMI sont encore taboues dans le monde de l’entreprise. Ainsi, Mr Schoss a pris de gros risques en la révélant. 

Cette EMI présente de nombreuses caractéristiques typiques des EMI complètes ou transcendantales ;

  • La présence d’un tunnel avec des silhouettes et d’une lumière irradiant d’amour. Cette lumière est extrêmement attirante, Mr Schoss est pris dans un dilemme entre choisir d’aller vers elle, ce qu’il a très envie de faire ou bien de rester sur terre, avec et pour ses enfants. 
  • Mr Schoss insiste sur le caractère indicible de son EMI « Il n’y a pas de mot pour décrire ce que j’ai vécu ». 
  • Une revue de vie qui lui fait percevoir au second plan sa réussite financière et sociale pour se concentrer sur les aspects relationnels et affectifs de son existence. « Quelle personne ai-je été sur terre ? » devient à cet instant son unique préoccupation. « Ai-je été un bon patron, un bon père, un bon époux, un bon collègue ? » se demande-t-il.
  • Une expérience de bilocation (être à deux endroits en même temps) est vécue par Mr Schoss pendant son EMI. En même temps qu’il est dans cette autre dimension du tunnel, de la lumière, en présence d’entités immatérielles, il est conscient et assiste au discours des chirurgiens qui décident que sa situation est désespérée et qu’ils peuvent interrompre l’intervention. À ce moment-là, il n’est pas au-dessus de son corps comme c’est fréquemment le cas dans les premiers moments d’une EMI, il dit être dans le tunnel et en même temps dans la salle d’opération, ce qui est assez atypique des récits d’EMI.  
  • L’EMI de Mr Schoss est l’évènement le plus important, le plus déterminant de sa vie. Il dit que malgré la perte d’un bras et d’une jambe dans l’accident, l’impact de l’EMI sur sa personnalité est encore plus important que le handicap physique consécutif à l’accident.  
  • Une période d’intégration est initiée suite à l’EMI. Mr Schoss nous dit « Suite aux informations auxquelles j’ai eu accès pendant mon expérience, il m’a fallu modifier ma façon de vivre et choisir mes priorités autrement. Avant l’accident, mes priorités étaient de développer mon entreprise, après mon accident ma priorité était ma famille et mes enfants et ensuite seulement l’entreprise… ». 
  • La peur de la mort a, chez Mr Schoss comme chez la plupart des expérienceurs, complètement disparu. « Mourir est attrayant, dit-il, tout au long du chemin vers cette lumière, on se sent accueilli et aimé… ». « Ce qui m’attend est l’amour, le réconfort, et peut-être d’être réuni avec mes proches partit avant moi… » dit-il. 
  • Il nous dit « J’ai été surpris de sentir un changement si profond en moi après cette expérience, alors même qu’au début je n’attribuais pas ces changements à l’EMI, je n’avais pas fait le rapprochement… ». « C’est après avoir lu sur le sujet que j’ai commencé à faire le lien entre les modifications de ma personnalité et l’EMI ».  
  • Mr Schoss nous dit comme beaucoup d’expérienceurs s’être distancié des religions officielles, du dogme, mais rapproché de Dieu à travers une spiritualité vécue et incarnée dans le quotidien.
  • Mr Schoss nous dit sentir une forme de dissociation entre son corps et sa conscience. C’est une conséquence connue de ce type d’expériences. Cela peut parfois être amélioré avec des exercices corporels appropriés comme la pratique de certains sports, le massage, le yoga, la sexualité… Il faut que la personne se réapproprie son corps, qu’elle accepte d’y vivre malgré les limites et les souffrances que cela implique. 
  • Comme chez d’autres expérienceurs, Mr Schoss a expérimenté des phénomènes psi après son EMI. Il pouvait par exemple dire quelques minutes à l’avance qui allait entrer dans sa chambre durant son hospitalisation. 
  • Ces phénomènes psi sont parfois très difficiles à accepter, surtout chez les individus matérialistes qui pensent qu’ils n’existent pas. Cela concerne certains expérienceurs ou leurs proches qui n’acceptent pas les récits à thématique mystique, spirituelle ou teintée de phénomène psi. 
  • Un sentiment d’unité le reliant au reste de l’humanité est apparu chez Mr Schoss suite à l’EMI. Il dit à l’interviewer « Physiquement nous sommes bien deux individus différents, mais sur un plan spirituel, nous faisons partie d’un tout. Si ce sentiment d’unité était partagé par l’ensemble des individus, si l’ensemble de l’humanité pouvait vivre une EMI, l’humanité serait meilleure ». Ce ressenti d’unité entre les personnes est fréquemment rapporté par les expérienceurs après une EMI. 

Pour aller plus loin

Si tous ces aspects vous questionnent ou vous fascinent, mon livre sur les expériences autour de la mort (EMI, stade de lucidité terminale, visions et rêves des agonisants, vécus subjectifs de contact avec un défunt) répondra à vos attentes. 

Il vous donnera des clefs concrètes sur comment aider les expérienceurs à intégrer leur expérience, ou sur les conduites à tenir face aux visions des agonisants ou aux vécus subjectifs de contact avec un défunt (VSCD) par exemple. 

J’ai écrit ce livre pour les expérienceurs, leurs proches et les professionnels de santé. 

Si vous êtes proche d’un expérienceur ou si vous l’êtes vous-même, que vous avez des difficultés afin de vous adapter aux changements consécutifs à l’EMI, que vous ne savez plus quoi faire, j’ai écrit un livre qui vous aidera à :

  • Comprendre pourquoi les EMI et les phénomènes apparentés sont niés dans les sociétés occidentales.
  • Prendre de la distance concernant les ajustements relationnels consécutifs à l’EMI.
  • Comprendre que les EMI et les phénomènes apparentés sont des phénomènes réels qui bouleversent la vie des personnes et de leurs proches.
  • Maintenir la relation avec cette personne.
  • Mieux comprendre ce que vit et ressent cette personne, vous ouvrir à ses difficultés afin de l’accompagner à traverser cette crise.
  • Savoir écouter les personnes qui vivent une expérience aux frontières du vivant afin de les aider à l’intégrer à leur existence .

Ce livre s’adresse également aux professionnels de santé qui souhaitent :

  • Comprendre pourquoi ils n’ont pas été formés afin d’accompagner les difficultés des expérienceurs pendant leurs études universitaires.
  • Mieux soigner et accompagner leurs patients qui ont expérimenté une EMI ou tout autre phénomène apparenté, ainsi que leurs proches.
  • Savoir construire un plan de psychothérapie efficace avec un expérienceur (pour les psychothérapeutes, psychologues ou psychiatres).
  • Anticiper sur les changements de personnalités qui apparaitront progressivement au cours des mois et des années après l’EMI.
  • Évaluer plus précisément les besoins d’un service hospitalier en termes d’accueil des expérienceurs et des phénomènes apparentés.
  • Évaluer grâce aux outils standardisés (Échelle de Greyson, Échelle C-EMI, …) les EMI de leurs patients.
  • Savoir quoi dire et quoi faire et ce qu’il est préférable d’éviter de dire ou de faire avec les personnes qui font des expériences aux frontières du vivant (visions des agonisants, stade de lucidité terminale, vécu subjectif de contact avec un défunt…) tout comme avec leurs proches.

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