Qu’est ce qu’une expérience de mort imminente ?

Introduction

Une Expérience de Mort Imminente (EMI en français et NDE en anglais) est une expérience de conscience riche, complexe, très structurée et survenant souvent en situation de mort clinique (20% des arrêts cardio-respiratoires ressuscités). 

Il en existe deux types : 

Le premier est fait d’une expérience de décorporation (la personne est consciente en dehors de son corps physique) sans épisode mystique.

Le second, dit « EMI complète » ou « transcendante » dans laquelle un vécu de nature spirituel est omniprésent. Beaucoup d’EMI associent ces deux formes avec la décorporation en premier suivi de l’épisode mystique. 

Il existe aussi des sous-types d’EMI comme les EMI négatives, subdivisées elles-mêmes en trois sous-catégories (EMI infernale, EMI vide de sens et EMI inversée) et les EMI partagées (l’EMI est vécue par plusieurs personnes, simultanément).

On appelle « expérienceur » une personne qui vit une Expérience de Mort Imminente. 

Dans cet article, vous allez en apprendre davantage sur ce qu’est une Expérience de Mort Imminente.

Après une définition du phénomène, nous verrons plus en détail les différentes étapes que peuvent rencontrer les expérienceurs lors d’une EMI.

Psychologue clinicien depuis vingt ans, j’étudie les EMI et les phénomènes apparentés depuis de nombreuses années.

Mon intérêt pour ce sujet m’a également mené à la publication du livre “Aux frontières du vivant, mode d’emploi” qui est dédié à la compréhension et à la prise en charge des phénomènes d’expériences de mort imminente.

Définition de l’EMI

Les EMI sont des expériences psychologiques subjectives, spirituelles (ou mystiques), intemporelles et universelles. Elles sont composées de différentes étapes, variables d’une culture, d’une personne et d’une expérience à l’autre.

Elles peuvent se manifester en beaucoup de circonstances, de la plus banale (état de conscience ordinaire = EMI like/comme une EMI) à la plus extraordinaire (mort clinique = EMI authentique). 

Les EMI peuvent être la conséquence de frayeur, d’état méditatif, de transe, d’orgasme (EMI like/comme une EMI), mais elles interrogent surtout lors d’arrêts cardio-respiratoires, en situation de mort clinique, car il est connu que le cerveau s’arrête de fonctionner vingt à trente secondes après le dernier battement cardiaque. 

Ainsi, l’hypothèse matérialiste qui prétend que la conscience est le produit du cerveau est mis à mal par l’étude des EMI car celui-ci n’a plus aucune activité physiologique lors de leur survenue. 

Les EMI sont un point aveugle de l’occident contemporain matérialiste, car elles pointent une ou des dimensions de l’existence « normalement » invisibles qui sont culturellement et collectivement niées et refoulées.

Ces expériences mettent en lumière un aspect de la réalité que notre civilisation refuse de voir, pour des raisons idéologiques, historiques, et politiques.

Les étapes des expériences de mort imminente

Toutes les EMI ne présentent pas l’ensemble des étapes qui vont suivre, mais chacune est composée de certaines de ces étapes. Environ onze séquences ont été décrites par Raymond Moody. 

Concernant les EMI classiques, les étapes décrites par Moody sont les suivantes :

L’incommunicabilité de l’expérience

Les EMI font pénétrer dans un espace autre que celui dans lequel nous évoluons sur terre. L’ensemble des perceptions sont différentes de celles éprouvées sur terre.

Le temps est absent ou superposé ; le passé, le présent et le futur se déroulent de façon simultanée. Il est fréquent que les perceptions visuelles se passent de tous les points de vue possibles et imaginables.

Ainsi il n’y a ni haut, ni bas, les scènes pouvant être perçues de tous les points de vue simultanément. Un objet peut être perçu depuis sa face avant et à la fois depuis sa face arrière… La vision est souvent rapportée comme étant à 360 degrés.

Certaines perceptions comme le goût ou les odeurs sont généralement absentes des récits (sauf dans les EMI négatives avec la présence d’odeurs pestilentielles). 

Le langage articulé ayant pour fonction de décrire un environnement terrestre à trois dimensions (plus le temps) n’est pas adapté afin de décrire l’expérience mystique qu’est l’EMI.

Ceci induit de la frustration chez les expérienceurs qui peuvent avoir du mal à partager leur expérience avec des personnes qui ne connaissent pas, ou mal le sujet.

Ceci est une des raisons qui pousse les expérienceurs à apprécier les échanges entre eux, car ils ont tendance à mieux se comprendre malgré le caractère ineffable de l’EMI.

La décorporation

Les personnes voient leur corps physique à distance. Beaucoup de personnes faisant des EMI au bloc opératoire disent par exemple assister à l’intervention depuis le plafond du bloc.

Beaucoup ne comprennent pas ce qu’il se passe, que le corps qu’ils perçoivent est le leur.

Certains expérienceurs disent par exemple avoir observé une personne couchée dans leur lit sans comprendre que « cette personne » était eux même, du moins leur enveloppe charnelle… 

La conscience de l’expérienceur une fois décorporée ne semble plus assujettie aux lois de la physique newtonienne. Les personnes traversent les murs ou les corps sans aucune difficulté, mais elles ne peuvent pas interagir avec les « vivants ».

Beaucoup essayent, mais tous disent traverser la matière organique ou inorganique sans possibilité d’interaction. 

Décorporé, l’expérienceur a la faculté de voyager en conscience. S’il pense à une personne, quel que soit le lieu où celle-ci se trouve, il arrive à ses côtés presque instantanément.

Il arrive par exemple que des mères de famille pensent à leurs enfants pendant leur EMI ce qui a pour effet de les propulser à leurs côtés, même si c’est à l’autre bout de la terre. 

En recoupant les témoignages des différents protagonistes, ce type de situation permet d’exclure l’hypothèse de l’hallucination car les récits des uns et des autres sont identiques. L’expérienceur a bien vu ce qu’il se passait à distance de son corps physique inanimé.

Le verdict de mort

L’expérienceur a conscience d’être mort, du moins son corps physique.

Parfois il entend des personnes déclarer sa mort (comme au bloc opératoire ou lors de manœuvres de réanimation), et le plus souvent, il a clairement conscience que sa vie terrestre a cessé. 

Un sentiment indescriptible de calme et de paix

Un sentiment de bien-être est rapporté par les expérienceurs.

Paradoxalement, le théâtre de l’EMI est souvent une scène dramatique à laquelle ils sont complètement indifférents (« ah, je dois être mort », « mais pourquoi s’agitent-ils comme ça autour de ce corps ? »). 

Le sujet semble ne plus éprouver les émotions primaires de peur, de tristesse et de dégoût (sauf dans les EMI négatives dans lesquelles la peur et le dégoût sont souvent présents).

Les expérienceurs sont généralement indifférents du corps physique dont ils viennent de se détacher. Ils ressentent la paix, le calme, une joie indescriptible et inédite dans leur vie terrestre.

En un mot, ils ressentent quelque chose qui évoque le nirvana des traditions orientales.

La perception sonore et le bruit

Des craquements, des vrombissements, des bruits de sonnette ou toutes autres perceptions auditives désagréables sont parfois rapportés en début d’EMI. La majorité des expérienceurs ne décrit pas ces bruits.

Une musique « céleste » (la musique des anges), magnifique, indescriptible, est parfois rapportée par les expérienceurs.

Le tunnel

Un tunnel est très souvent décrit dans les EMI transcendantes. Ce dernier marque un peu le passage de l’EMI « sortie de corps » à l’EMI « complète », de nature spirituelle et mystique. 

Le tunnel semble aspirer l’expérienceur dans lequel il se déplace à une vitesse phénoménale. Il est fréquent que des entités surnaturelles et bienveillantes commencent à être perçues dès le tunnel. 

La rencontre avec des entités spirituelles ou des personnes déjà décédées

Certains expérienceurs vont, à partir du tunnel, rencontrer certaines entités ou personnes venues les accueillir. Ces rencontres sont toujours bienveillantes, sauf dans les cas des EMI négatives.

La plupart du temps, les personnes décédées qui sont rencontrées étaient des proches (le père, la mère, des relations…), mais cela peut aussi être des personnes rencontrées de façon fugace.

D’anciens animaux domestiques décédés sont également rencontrés. Il arrive que l’expérienceur rencontre des personnes qu’il sait connaître, mais qu’il n’avait jamais rencontrées sur terre.

La situation dite de « Peak in Darien » est celle de rencontre avec des personnes décédées dont l’expérienceur n’avait pas connaissance du décès. 

Les personnes rencontrées ne sont jamais vivantes, même chez les enfants.

Pourtant, d’un point de vue matérialiste et psychologique, les enfants devraient « halluciner » leur père ou leur mère (vivant ou mort) si les EMI étaient des hallucinations ou toute autre production cérébrale (hypothèse en réalité impossible à tenir puisque le cerveau ne fonctionne plus après un arrêt cardiaque et qu’une hallucination est une production du cerveau).

Ce qui n’est jamais le cas, du moins si les parents ne sont pas déjà décédés. Ce type d’observation met à mal l’hypothèse de l’origine cérébrale de l’EMI. 

Il est également fréquent que des entités spirituelles, des personnages « surnaturels » soient rencontrés. Ces figures sont fréquemment décrites comme des anges (plutôt sans ailes), des anges gardiens, ou des entités protectrices…

Des figures religieuses comme le Christ sont très souvent rapportées. Le fait que la personne soit croyante ou pas ne semble avoir aucune importance avec le fait de rencontrer le Christ (autant d’athées ou d’agnostiques le rencontrent que de chrétiens).

L’environnement culturel d’origine de l’expérienceur semble orienter ces perceptions. Ainsi, les bouddhistes, les musulmans ou les juifs ne rapportent généralement pas de vision christique, mais plutôt des personnages charismatiques relatifs à leur religion. 

La communication avec les entités spirituelles ou avec les personnes déjà décédées est télépathique. Aucun témoignage d’EMI ne comporte de communication qui auraient été réalisé avec l’appareil phonatoire (pharynx, larynx, bouche, langue…). 

Le contact physique semble, à ce niveau d’expérience, possible, contrairement à la phase de décorporation dans laquelle les contacts physiques semblent impossibles. Il arrive que l’expérienceur dise avoir serré dans ses bras un proche décédé, d’avoir été touché physiquement par une entité spirituelle. 

Les adeptes des explications matérialistes devraient s’interroger. Pour quelles raisons certains individus socialement valorisés comme les célébrités ne sont-elles jamais rapportées dans les EMI si le cerveau en était l’architecte ?

Si le cerveau fabrique l’EMI, comment expliquer que les expérienceurs ne rencontrent jamais d’acteurs, de chanteurs, de sportifs célèbres ou même Dieu avec sa barbe et son gros nuage ?

La réponse est sans doute parce que le cerveau ne fabrique pas l’EMI. 

La rencontre avec l’être de lumière

Cette rencontre est une étape cruciale de l’EMI. Elle marque généralement profondément l’expérienceur.

L’être de lumière se manifeste par une lumière très vive qui n’éblouit pas. De cet être émanent une empathie totale, une absence complète de jugement et un sentiment d’amour inconditionnel.

Cette lumière sait tout de l’expérienceur en même temps qu’elle est d’une bienveillance absolue. Il est fréquent que les expérienceurs soient très émus et qu’ils pleurent lorsqu’ils se remémorent cette rencontre.

L’empreinte affective laissée sur eux par la lumière est conséquente et durable (elle durera la vie durant). 

L’être de lumière interroge généralement l’expérienceur avec des phrases comme « qu’as-tu fait de ta vie ? », « qu’as-tu fait pour les autres ? », « as-tu des choses à me montrer ? », « est-ce que toutes ces épreuves en valaient la peine ? », « comment as-tu aimé ? »…

Il n’existe aucun témoignage d’un être de lumière vindicatif, moralisateur ou inquisiteur à la façon des dieux moralisateurs des religions monothéistes. En aucune façon, la culpabilité ou l’agressivité ne semblent être des leviers utilisés par la lumière. 

Cependant, de nombreux expérienceurs ressentent de l’insatisfaction ou de la culpabilité concernant leurs actions sur terre.

L’expérienceur peut s’apercevoir qu’il aurait pu utiliser sa vie d’une façon plus satisfaisante au regard de ce qui est pointé par la lumière. Cet « examen de conscience » donne fréquemment à l’expérienceur l’envie de mieux faire, de réparer, de se racheter en retournant sur terre. 

Les expérienceurs parlent de cette étape comme d’un moment dans lequel ils auront pu autoévaluer leur vie terrestre en présence de cette lumière qui savait déjà tout d’eux et à laquelle il était impossible de cacher quoi que ce soit.

Il est fréquent que les expérienceurs rapportent beaucoup de distance, une sorte d’ironie bienveillante ou d’humour de la part de la lumière concernant les scènes de leur vie qui ne sont pas à leur avantage. 

Cette rencontre avec la lumière est souvent celle de la revue de vie et des phénomènes d’hyper empathie que nous allons à présent détailler.

La revue de vie

La revue de vie est souvent (mais pas toujours) réalisée en compagnie de l’être de lumière. Il semblerait qu’elle ait pour fonction de faire réfléchir l’expérienceur sur son parcours de vie.

Il est fréquent qu’elle déclenche des prises de conscience. Les notions d’apprentissage et de bienveillance sont souvent saillantes dans ce processus.

Qu’est-ce que la personne a appris de ces expériences de vie, les a-t-elle mis à profit, comment s’est-elle comportée avec les autres, a-t-elle été bienveillante ? 

Le rapport au temps est souvent chamboulé lors de la revue de vie. L’expérienceur peut assister à la fois à des scènes du passé en même temps qu’à des scènes du futur (dont il oubliera le plus souvent le contenu).

Les sujets disent que le temps n’est plus présent pendant l’EMI et la revue de vie.

Une EMI de quelques minutes ou secondes (le temps de l’arrêt cardiaque par exemple) peut donner lieu à une revue de vie dont la narration prendrait des jours si elle devait être commentée en détail. Les distorsions temporelles sont ici flagrantes. 

Il est courant qu’un phénomène d’hyper empathie soit rapporté. Cela consiste pour l’expérienceur à revivre certaines scènes de sa vie du point de vue de ses interlocuteurs. Ainsi, il ressent ce que ses comportements ou attitudes ont pu déclencher chez les autres.

Ce type d’exemple met encore un peu plus à mal l’hypothèse d’une origine neurologique de l’EMI car comment le cerveau s’y prendrait-il afin de restituer une information dont il ne dispose pas (ce que l’autre a ressenti et qui est généralement découvert avec surprise par l’expérienceur qui assiste à sa revue de vie) ?

Dans le livre Aux frontières du vivant, mode d’emploi, j’ai cité un passage de l’ouvrage de Pim van Lommel qui donne la parole à un expérienceur qui parle de sa revue de vie :

« Toute ma vie semblait être présentée devant moi en une sorte de vision panoramique tridimensionnelle, et chaque événement s’accompagnait de la conscience du bien ou du mal ou d’une indication sur sa cause et ses effets.

Tout le long, non seulement j’ai vu les choses de mon point de vue, mais je connaissais aussi les pensées des personnes impliquées dans ces évènements, comme si leurs pensées étaient déposées en moi.

Cela veut dire que je voyais à la fois ce que j’avais fait ou pensé et la façon dont les autres avaient été affectés, comme si je voyais avec des yeux omniscients. Même nos pensées ne sont jamais perdues.

Et tout le long, ce film insistait sur l’importance de l’amour.

J’ignore combien de temps ce film et ces plongées dans les évènements de ma vie ont duré ; pas mal de temps, peut-être parce que tout a été passé en revue, mais en même temps, j’ai eu l’impression que ça durait une fraction de seconde, parce que j’ai tout vu d’un seul coup.

C’était comme si le temps et la distance n’existaient pas. J’étais partout à la fois, et parfois quand mon attention se focalisait sur quelque chose, très vite j’y étais aussi. « 

La frontière à ne pas franchir

Une frontière à ne pas dépasser peut-être rencontrée pendant l’EMI. Cette dernière est matérialisée par une rivière, une porte, une haie, une barrière, par quelque chose qui symbolise et délimite deux espaces.

Il est parfois dit à l’expérienceur que s’il franchit cette limite, il ne pourra plus revenir sur terre. Parfois, il le sait de façon intuitive. 

Quelquefois, face à l’ambivalence de l’expérienceur qui souhaiterait rester dans cette dimension qu’il ressent comme « chez lui », lui sont montrés les conséquences de son éventuel décès (comme la tristesse de ses enfants, du conjoint, de ses proches) s’il décidait malgré tout de franchir cette limite. 

Cette prise de conscience empêche le sujet d’aller plus loin dans l’EMI et un retour s’opère dans le corps physique.

Ce retour peut se faire instantanément ou après une séquence dans laquelle lui sont montrées des scènes du futur ou après des explications sur le sens de la vie.

Généralement, l’expérienceur aura oublié tout ou partie de ces informations à son retour, un peu comme au petit matin, on a oublié ses rêves.  

Le retour dans le monde physique, sur terre

Le retour dans le corps physique est plus ou moins conscient. Certains « se réveillent » dans leur enveloppe charnelle quand d’autres assistent consciemment au processus en rentrant dans leur corps par la tête par exemple. 

Ce retour est généralement douloureux, du moins dans les situations d’arrêt cardio-respiratoire, car le corps est souvent mal en point.

Ce retour est souvent difficile alors qu’une partie de la culture populaire a tendance à idéaliser l’EMI.

L’expérienceur va se trouver en porte à faux en étant dépositaire d’un message spirituel et mystique dans une société matérialiste et positiviste.

Cela ressemble alors à l’histoire de l’éléphant dans un magasin de porcelaine tant le décalage entre le sujet, ses proches et son environnement peut être important. 

PMH Atwater a recensé chez les expérienceurs environ 75% de divorce dans les deux ans qui suivent l’EMI. 

La phase d’intégration qui peut se définir comme le fait de vivre en accord avec ce qui aura été vécu et conscientisé pendant l’EMI peut mettre dix à vingt ans avant de se déployer complètement dans la vie de l’expérienceur.

Autant dire que l’existence est ébranlée par cette aventure de quelques minutes ou secondes. 

Un environnement bienveillant est nécessaire à l’expérienceur afin de pouvoir intégrer son EMI. Dans le cas contraire, beaucoup de stress et des décompensations psychiques peuvent malheureusement apparaître (apparition de troubles psychopathologiques induits par le stress). 

Le rôle des soignants est ici fondamental, car s’ils accueillent avec bienveillance et écoute l’expérienceur, la famille aura tendance à faire de même.

Cependant, si les soignants sont dans le déni de l’EMI, qu’ils n’expliquent pas aux proches et à la famille sa réalité malgré son caractère subjectif et inexpliqué (qu’ils parlent d’hallucination par exemple !), l’expérienceur pourra se trouver dans une situation difficile. 

En effet, l’EMI étant généralement reconnu comme un des évènements les plus importants de la vie d’une personne, comment pourrait-elle continuer avec ses proches si ces derniers refusent de l’entendre, s’opposent aux changements d’intérêt et de personnalité qui découleront immanquablement de son expérience ? 

Les EMI font partie des très rares évènements de vie ayant pour conséquence de modifier durablement la personnalité du sujet.  

L’enjeu principal du retour est l’intégration de l’EMI. 

Aucune explication matérialiste ou « scientifique » satisfaisante n’est donnée aux EMI ou aux phénomènes apparentés. Ceux qui laissent penser cela connaissent mal le sujet, sont de mauvaise foi ou bien les deux.

Pour aller plus loin

J’espère sincèrement que cet article vous aura aidé à mieux comprendre ce qu’est une expérience de mort imminente.

Si tous ces aspects vous questionnent ou vous fascinent, n’hésitez pas à découvrir le livre Aux frontières du vivant, mode d’emploi. Il vous permettra d’aller plus loin dans la compréhension et la prise en charge des expériences de mort imminente.

Il vous donnera des clefs concrètes sur comment aider les expérienceurs à intégrer leur expérience, ou sur les conduites à tenir face aux visions des agonisants ou aux vécus subjectifs de contact avec un défunt (VSCD) par exemple.

J’ai écrit ce livre pour les expérienceurs, leurs proches et les professionnels de santé. 

Si vous êtes proche d’un expérienceur ou si vous l’êtes vous-même, que vous avez des difficultés afin de vous adapter aux changements consécutifs à l’EMI, que vous ne savez plus quoi faire, j’ai écrit un livre qui vous aidera à :

  • Comprendre pourquoi les EMI et les phénomènes apparentés sont niés dans les sociétés occidentales.
  • Prendre de la distance concernant les ajustements relationnels consécutifs à l’EMI.
  • Comprendre que les EMI et les phénomènes apparentés sont des phénomènes réels qui bouleversent la vie des personnes et de leurs proches.
  • Maintenir la relation avec cette personne.
  • Mieux comprendre ce que vit et ressent cette personne, vous ouvrir à ses difficultés afin de l’accompagner à traverser cette crise.
  • Savoir écouter les personnes qui vivent une expérience aux frontières du vivant afin de les aider à l’intégrer.

Ce livre s’adresse également aux professionnels de santé qui souhaitent :

  • Comprendre pourquoi ils n’ont pas été formés afin d’accompagner les difficultés des expérienceurs pendant leurs études universitaires.
  • Mieux soigner et accompagner leurs patients qui ont expérimenté une EMI ou tout autre phénomène apparenté, ainsi que leurs proches.
  • Savoir construire un plan de psychothérapie efficace avec un expérienceur (pour les psychothérapeutes, psychologues ou psychiatres).
  • Anticiper sur les changements de personnalités qui apparaitront progressivement au cours des mois et des années après l’EMI.
  • Évaluer plus précisément les besoins d’un service hospitalier en termes d’accueil des expérienceurs et des phénomènes apparentés.
  • Évaluer grâce aux outils standardisés (Échelle de Greyson, Échelle C-EMI, …) les EMI de leurs patients.
  • Savoir quoi dire et quoi faire et ce qu’il est préférable d’éviter de dire ou de faire avec les personnes qui font des expériences aux frontières du vivant (visions des agonisants, stade de lucidité terminale, vécu subjectif de contact avec un défunt…) tout comme avec leurs proches.

Vous pouvez découvrir et acheter ce livre via Amazon en cliquant sur le bouton ci-dessous :

Article recommandé

Si vous souhaitez en savoir plus ce que peuvent ressentir les expérienceurs, n’hésitez pas à découvrir l’article dans lequel j’analyse des témoignages d’expériences de mort imminente.

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